FABRIK
07.10 - 03.12.2016

Looking at the influence of the works of of industry on art. A dialogue spanning from Georgii Stenberg and the Russian avant-garde to contemporary practices. 

[FRENCH]
FABRIK met en lumière les liens qu'entretiennent art et industrie.
En 1923, Nicolaï Taraboukine proclame le passage du "chevalet à la machine". S'inspirant des travaux du jeune Groupe de Travail Constructiviste revendiquant l'abandon de la composition au profit de la construction, il théorise alors la fascination exercée par la machine et sa perfection utilitaire. Comme Alexandre Rodchenko, Vladimir et Georgii Stenberg, se reconnaissent dans une approche de l'art matérialiste, en ce sens qu'ils prônent l'usage de "matériaux réels dans l'espace réel". Parallèlement à ce dessaisissement du chevalet les artistes s'emparent d'un ensemble de pratiques, habituellement associées aux arts appliqués. Affiches, typographies, design textile, sont autant de terrains d'investigation pour confronter l'art à l'industrie.
A l'instar de Paul Mansouroff, qui suite à se rencontre avec Sonia et Robert Delaunay composera à la fin des années 20 de nombreux projets de tissus inspirés par ses recherches aux côtés de Malewicz et Tatlin à Petrograd.
A l'ère de la désindustrialisation, la machine, exerce une fascination d'un autre ordre. C'est avec une certaine distance que les créateurs contemporains la manipulent, conscients d'être les derniers témoins de cet "ère de l'artefact". Charlie Boisson crée des montages hybrides, où les écrans lcd rencontrent des pièces de technologie désuètes, machines à coudre, imprimantes jet-d'encre, étaux.
Les compositions millimétrées de Kasper Pincis, explorent quant à elles les possibilités plastiques de la machine à écrire. Comme s'il s’était saisi de cet objet archaïque sans tout à fait en comprendre la fonction, il produit depuis 2014 une série de compositions géométriques en actionnant uniquement le signe '+'. Démis de ses fonctions de production du langage, la machine à écrire est envisagée comme un outil de création formel.
FABRIK nous projette dans un futur proche, à l'heure où l'usine devient musée des machines.